Espace pour nouvelle planète disponible

Avez-vous toujours rêvé de construire votre propre planète? Ou peut-être votre Étoile Noire personnelle? Et bien, voici de bonnes nouvelles pour vous: il existe peut-être dans l’univers un certain nombre d’orbites vides pouvant l’accueillir.

Pour qu’un système planétaire soit stable, les étoiles et les planètes doivent se trouver à des distances spécifiques les unes des autres: les forces gravitationnelles en jeu doivent être telles que le système résultant est stable et les planètes parcourent leur orbite sans jamais entrer en collision ou être éjectées.

Dans une étude publiée en avril dans The Astrophysical Journal, deux chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles ont testé l’hypothèse selon laquelle tous les systèmes planétaires stables sont complètement remplis, c’est-à-dire que chaque orbite pouvant exister dans un système gravitationnellement stable est en effet occupée par une planète. Pour ce faire, ils ont réalisé des simulations de systèmes planétaires et utilisé des données obtenues à partir des observations du télescope Kepler. Leurs résultats indiquent que beaucoup de systèmes planétaires sont effectivement “pleins dynamiquement”, mais aussi qu’il existe potentiellement des systèmes avec des orbites vacantes où une nouvelle planète pourrait être ajoutée sans pour autant détruire la stabilité gravitationnelle du système.

Néanmoins, comme le suggère un autre astrophysicien dans un article de news couvrant cette étude dans New Scientist, la découverte d’une orbite stable mais inoccupée dans un système planétaire peut aussi tout simplement vouloir dire qu’il y a là une autre planète, mais qu’elle n’a pas encore été détectée.

Mais imaginons un instant que vous trouviez une telle orbite, et qu’elle soit vraiment libre: vous pourriez théoriquement y construire votre propre planète sans avoir à vous soucier de peut-être détruire la stabilité gravitationnelle du système – du moins, pas pour les 100 millions d’années qui vont suivre (c’est en effet la durée couverte par les chercheurs lorsqu’ils ont simulé l’évolution des différentes orbites d’un système donné après y avoir inséré une nouvelle planète).

Si vous projetez d’introduire de la vie sur cette future planète, il serait peut-être aussi utile de vérifier que l’orbite choisie est dans les limites de la zone de Goldilocks ou Boucles d’or en français (si la vie que vous comptez importer est telle que celle que nous connaissons sur Terre évidemment).

Mais ensuite, c’est bon, vous voilà parés pour construire votre planète.
Ou presque. Il n’y a plus qu’à résoudre le côté logistique du projet maintenant.

Référence
Are planetary systems filled to capacity? A study based on Kepler results. Julia Fang and Jean-Luc Margot. 2013 ApJ 767 115.  doi:10.1088/0004-637X/767/2/115

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